Résumé public du daf
Daf 5Makot
En ouverture, la guemara rattache la proclamation publique d’une peine aux versets « entendront et craindront ». Puis le daf traite des peines des edim zomemim : l’argent se partage, mais pas les malkot, car chaque témoin doit recevoir la peine entière. Il précise ensuite qu’on ne devient zomem qu’en étant démenti sur sa propre présence — « vous étiez avec nous » — et non par simple contradiction du fait raconté. Rava applique cette distinction à plusieurs cas : visibilité autour d’un bâtiment, trajet Soura-Nehardea, témoignage sur un meurtre, un verdict ou un knas déjà prononcé. Sur 5b, la guemara discute l’avis de Rabbi Yehouda quand une même paire disqualifie de nombreuses paires, puis le cas d’une femme qui amène plusieurs témoins mensongers. Enfin viennent la controverse avec les Tsedouqim, le principe qu’on ne punit pas par qal va-ḥomer, le récit de Rabbi Yehouda ben Tabbai, puis les règles sur deux, trois ou cent témoins.
Les points à retenir
- Chez les edim zomemim, la somme d’argent se répartit entre les témoins, alors que les malkot ne se divisent pas : chacun reçoit la peine complète.
- La hazama vise les témoins eux-mêmes : on les rend zomemim seulement en disant « vous étiez avec nous ailleurs », et non en contestant simplement le contenu de leur récit.
- Pour un meurtre, un verdict ou un knas, tout dépend de la situation au moment du témoignage : ont-ils voulu créer une condamnation nouvelle, ou seulement confirmer une condamnation déjà acquise ?
- Deux témoins peuvent rendre zomemim trois, voire cent témoins ; mais quand un groupe témoigne ensemble, la présence d’un parent ou d’un témoin disqualifié invalide tout l’ensemble.