Résumé public du daf
Daf 17Nazir
La Guemara reprend la discussion sur celui qui accepte la nezirout dans un beit ha-kevarot. Une première explication est écartée, puis Mar bar Rav Ashi reformule la mahloket : tous admettent que le neder de nezirout prend effet immédiatement, même en état de touma ; le désaccord entre Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish porte sur les malkot pour l’impureté. Rabbi Yoḥanan avance plusieurs preuves à partir de la michna et de baraitot, et l’argument décisif vient d’une tosefta : l’impur devenu nazir est bien passible de quarante coups s’il se rase, boit du vin ou se rend impur par un mort. Le daf ouvre ensuite deux questions : faut-il un délai de sortie du cimetière pour être passible, comme au Mikdash ? et ce nazir doit-il faire un gilouaḥ de purification ? La première reste indécise, la seconde n’est pas tranchée.
Les points à retenir
- Selon la conclusion de 17a, un neder de nezirout formulé au cimetière prend effet pour les interdits de la nezirout, même si les jours passés là-bas ne comptent pas encore.
- La grande différence mise en avant entre l’impur qui devient nazir et le nazir pur devenu impur concerne le décompte : chez le premier, le septième jour de purification compte ; chez le second, non.
- La tosefta citée en 17a réfute de manière concluante l’avis attribué à Reish Lakish sur les malkot : l’impur qui a pris nezirout peut recevoir quarante coups pour plusieurs transgressions.
- En 17b, deux zones de doute demeurent : l’éventuelle nécessité d’un délai avant la sortie du cimetière, et l’obligation ou non d’un rasage de purification pour celui qui a fait vœu alors qu’il était déjà impur.