Résumé public du daf
Daf 23Nazir
Le daf s’ouvre en précisant un cas précédent : si le mari dit « Hareini nazir, ve-at ? » sous forme de question, sa nézirout est pleinement acceptée, et il peut donc annuler celle de sa femme sans perdre la sienne. La mishna traite ensuite d’une femme qui transgresse son vœu après une annulation dont elle n’a pas connaissance : elle n’encourt pas les malkot, mais Rabbi Yehouda parle de makat mardout. La Guemara déduit de « vaHaShem yislaḥ lah » qu’une intention de faute, même sans issour effectif, requiert kappara ; Rabbi Akiva en pleure, et plusieurs cas distinguent doute, intention et issour établi. Puis le daf lit « Ki yesharim darkhei HaShem » à travers Lot et ses filles. Sur 23b, Lot devient aussi la source de développements sur Ammon et Moav, avant les comparaisons entre Tamar, Zimri, Yaël et Balak sur la force de la kavvana, du shelo lishmah et même du langage raffiné.
Les points à retenir
- Quand le mari dit « Je suis nazir, et toi ? » en question, il ne suspend pas sa nézirout à celle de sa femme ; il peut donc annuler son vœu sans que le sien disparaisse.
- Une femme qui agit comme nazir alors que son mari a déjà annulé son vœu à son insu ne reçoit pas les quarante coups, mais le verset lui attribue tout de même un besoin de pardon et d’expiation.
- La Guemara distingue plusieurs niveaux : vouloir fauter sans faute réelle, fauter par doute, et agir là où un interdit certain se trouvait devant soi ; chaque cas enseigne quelque chose de plus sur la kappara.
- Les récits de Lot, Tamar, Yaël et Balak montrent que la même action extérieure peut mener à des effets spirituels opposés selon la kavvana, et que même une parole plus pudique reçoit une récompense précise.