Résumé public du daf
Daf 32Nazir
Le daf commence par demander à quelle opinion rattacher la mishna sur celui dont la demande d’annulation de nezirut a été refusée : ni les Ḥakhamim ni Rabbi Yossi ne conviennent simplement, puis la Guemara montre comment la lire selon l’un ou l’autre. Elle passe ensuite au cas d’un animal séparé pour les offrandes puis rendu profane après dissolution du vœu, ce qui permet à Rabbi Yirmeya de préciser, même selon Beit Hillel, qu’une temoura ne tient pas si la qédoucha d’origine a été déracinée. La discussion sur le ma‘asser behéma oppose ensuite erreur et intention. Sur 32b, la mishna distingue un regret fondé sur un fait postérieur d’une erreur présente dès l’origine, illustrée par Naḥoum le Mède et la destruction du Temple. Enfin, le daf traite des vœux de nezirut conditionnels au sujet d’un passant, avec les positions de Beit Shammaï, Beit Hillel, Rabbi Tarfon et Rabbi Shimon.
Les points à retenir
- La mishna sur le compte des jours de nezirut peut être lue soit selon Rabbi Yossi pour une nezirut courte, soit selon les Ḥakhamim en corrigeant la formule en « comme depuis le moment du vœu ».
- Quand un vœu de nezirut est dissous, l’animal déjà mis à part pour l’offrande redevient non consacré ; de là, la Guemara limite aussi la validité d’une temoura quand la qédoucha initiale a disparu.
- Le daf distingue fortement une erreur initiale d’un événement survenu après le vœu : on ne défait pas un neder à partir d’un fait seulement postérieur, mais un vœu pris sur une prémisse déjà fausse n’est pas une vraie nezirut.
- Dans les neziruyot conditionnelles liées à l’identité d’un passant, Beit Shammaï valide largement, Beit Hillel restreint, Rabbi Tarfon exige une déclaration certaine, et Rabbi Shimon propose une formulation qui transforme tous les cas en nezirut certaine.