Résumé public du daf
Daf 33Nazir
Le passage s’ouvre par une relecture d’Abaye : il faut comprendre la michna dans un cas où l’orateur n’a pas seulement dit : « si c’est untel, je serai nazir », mais a aussi ajouté : « même si ce n’est pas untel, je serai nazir ». Dès lors, l’expression « sa parole n’a pas été accomplie » vise seulement la première formulation ; si la personne n’était pas untel, la première partie échoue, mais la seconde s’accomplit, et il devient malgré tout nazir. La michna enseigne ensuite que si l’homme aperçu rebrousse chemin et que son identité demeure inconnue, aucun n’est nazir. La Guemara en déduit que c’est précisément l’incertitude qui bloque : si l’homme se présente et est identifié, celui qui avait conditionné son nezirout à cette identité serait nazir. La discussion s’achève sur une question : selon quelle opinion cette déduction tient-elle ?
Les points à retenir
- Abaye corrige la lecture de la michna en y ajoutant une seconde déclaration indépendante : « même si ce n’est pas untel, je serai nazir ».
- Quand la Guemara parle d’une « parole non accomplie », elle vise la première formulation, non l’engagement final.
- Dans le cas où l’homme rebrousse chemin, ce n’est pas la scène initiale elle-même qui décide, mais l’impossibilité finale de vérifier son identité.
- La Guemara tire une déduction : si l’identité de l’homme est finalement établie, l’engagement conditionnel peut produire effet, mais elle laisse ouverte la question de savoir selon quelle opinion.