Résumé public du daf
Daf 34Nazir
Le daf reprend d’abord le cas d’une nézirout suspendue à une identité incertaine : ce n’est pas Rabbi Tarfon, car pour lui il n’y a de nézirout que par hafla’a, formulation pleinement explicite. La mishna est donc rapprochée de Rabbi Yehuda, qui se montre indulgent en cas de safek nézirout, comme dans le cas d’un tas de grain perdu avant mesure ; Rabbi Shimon, lui, maintient l’interdit même dans l’incertitude. La mishna du koy énumère ensuite neuf formulations de nézirout, et la guemara explique comment on peut parler de neuf nézirim ou même de neuf périodes de nézirout en une seule personne. Enfin, le daf passe aux interdits du nazir issus de la vigne, aux mesures de culpabilité, à la discussion sur ḥartzannim et zaggim, puis à la mahloket entre Rabbi Elazar et les Rabbanan sur l’inclusion des feuilles et vrilles, selon deux méthodes d’exégèse biblique.
Les points à retenir
- Rabbi Tarfon exige une hafla’a explicite : une nézirout fondée sur une donnée encore inconnue ne prend donc pas effet selon lui.
- Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon divergent sur le safek nézirout : le premier est mékil, le second considère que l’incertitude peut suffire à faire naître la nézirout.
- Dans le cas du koy, la mishna compte neuf engagements possibles ; Rav Sheshet explique comment un seul individu peut assumer à lui seul neuf nézirouyot.
- La sugyah sur la vigne oppose deux lectures des versets : pour les Rabbanan, seuls les éléments comparables au fruit ou au déchet du fruit sont inclus ; Rabbi Elazar élargit davantage l’interdit.