Résumé public du daf
Daf 41Nazir
Le daf examine si la taḥarat du metzora exige précisément un taʿar. À partir du principe de Reish Lakish — lorsqu’un aseh rencontre un lo taʿaseh, on n’écarte l’interdit que s’il est impossible d’accomplir les deux — la Guemara soutient que, si une pince ou un plane suffisaient, le rasoir devrait rester interdit. Le fait que la Torah permette ce rasage montre donc que la mitsva se fait au rasoir. Rabbi Eliezer l’apprend de « rosho », en lien avec le cas d’un nazir qui est aussi metzora. Les Rabbis lisent « rosho » pour repousser l’interdit de haqafat ha-rosh, et « zekano » pour repousser l’interdit de détruire la barbe. La Guemara explique pourquoi les deux versets sont nécessaires : l’un enseigne que raser toute la tête compte comme haqafa, l’autre rattache la barbe à l’usage du rasoir. Enfin, Rabbi Eliezer cherche le principe général d’aseh doḥeh lo taʿaseh dans tsitsit.
Les points à retenir
- Selon le principe attribué à Reish Lakish, un aseh ne repousse un lo taʿaseh que s’il n’existe aucune manière d’accomplir les deux ensemble.
- Pour Rabbi Eliezer, le mot « rosho » montre qu’un nazir devenu metzora doit se raser, ce qui implique que le rasage du metzora se fait au rasoir.
- Pour les Rabbis, « rosho » repousse l’interdit de haqafat ha-rosh, tandis que « zekano » repousse l’interdit touchant la barbe.
- Les deux termes sont nécessaires : sans « rosho », on ne saurait pas que raser toute la tête s’appelle haqafa ; sans « zekano », on ne déduirait pas le rasoir depuis l’interdit de la barbe.