Résumé public du daf
Daf 14Nedarim
Le daf reprend d’abord la michna sur les formulations de neder qui ne prennent pas effet. Le cas de « laḥoullin » est jugé redondant et finalement maintenu seulement au passage, à côté de « comme de la viande de porc » ou « comme un objet d’idolâtrie ». La Guemara établit ensuite le principe central : un neder par association ne fonctionne qu’avec un davar hanadur, un objet interdit par un vœu, et non avec un interdit de Torah. De là vient la discussion sur « Tu m’es comme ma mère » : Abayé distingue entre Torah et décret rabbinique, tandis que Rava distingue entre talmid ḥakham et ignorant. Le daf passe ensuite au serment fait « par le Sefer Torah », en distinguant le rouleau matériel de « ce qui y est écrit ». Enfin, la michna et la Guemara examinent des konam portant sur le sommeil, la parole ou la marche, et un cas de condition entre aujourd’hui et demain.
Les points à retenir
- Le neder par hatpasa exige un rattachement à un davar hanadur ; l’association à un interdit de Torah ne crée pas de neder.
- La contradiction entre la michna (« comme ma mère » demande ouverture) et la baraita (« il n’a rien dit ») reçoit deux lectures : Abayé parle du niveau toranique et rabbinique ; Rava distingue ignorant et talmid ḥakham.
- À propos du Sefer Torah, la Guemara distingue entre le support matériel et « ce qui y est écrit » ; selon le contexte, l’intention vise le parchemin ou les azkarot.
- Dans le vœu conditionnel sur le sommeil, Rav interdit de dormir aujourd’hui dans un cas de rétroactivité possible, tandis que Rav Naḥman ne craint pas cette éventualité.