Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 15Nedarim

Le daf examine d’abord les nedarim conditionnels autour du sommeil : peut-on faire aujourd’hui un acte qui ne deviendra interdit que rétroactivement si une condition se réalise demain ? La Guemara confronte à plusieurs reprises l’opinion de Rav Yehouda avec des mishnayot et baraitot sur le sommeil, le bénéfice tiré du mari avant Pessaḥ, et un pain mangé aujourd’hui sous condition d’un acte demain. Plusieurs réponses distinguent entre permission initiale et situation a posteriori, si bien qu’en conclusion aucune des deux positions n’est définitivement réfutée. Le daf précise aussi qu’un neder ne porte pas, au niveau de la Torah, sur le sommeil lui-même, car il n’a pas de substance, sauf formulations détournées comme « à mes yeux », ou au moins par interdiction rabbinique selon Ravina. Enfin, la mishnah sur les relations conjugales est relue comme visant le plaisir retiré, puis une nouvelle mishnah traite des shevouot et de formules de korban inefficaces.

Neder et shevouaCondition et effet rétroactifPortée de « lo yaḥel devaro »Formulation des vœuxObligation conjugale et plaisir interdit

Les points à retenir

  • Un neder ne s’applique pas directement à un élément sans substance tangible, comme le sommeil ; la Guemara cherche donc des reformulations possibles du cas de la mishnah.
  • Le cœur du débat porte sur les nedarim conditionnels : faut-il interdire dès maintenant un acte permis de peur qu’une condition future transforme l’acte rétroactivement en transgression ?
  • Plusieurs preuves tirées des cas de l’épouse, de Pessaḥ et Soukkot, ou d’un pain mangé aujourd’hui, sont repoussées en distinguant entre permission ab initio et constat a posteriori.
  • Pour les relations conjugales, le vœu n’est intelligible que s’il vise le plaisir retiré de l’acte, non l’acte lui-même lorsqu’existe une obligation conjugale.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.