Résumé public du daf
Daf 28Nedarim
Le daf commence par les vœux prononcés face à des percepteurs d’impôts ou à des extorqueurs. La Guemara demande comment cela est possible alors que « dina de-malkhuta dina », la loi du royaume fait loi. Elle répond qu’il s’agit soit d’un collecteur arbitraire, sans barème fixé, soit d’un homme qui s’est nommé collecteur de lui-même. Elle explique ensuite comment formuler un neder sur des produits prétendument destinés à la maison du roi, et introduit le cas d’une restriction seulement « aujourd’hui » gardée dans le cœur, admise ici en situation de contrainte. Le daf revient ensuite à la mahloket entre Beit Shammai et Beit Hillel sur l’initiative du vœu ou du serment, l’ajout d’éléments non exigés, et une résolution par Rav Huna puis Rav Ashi. Enfin, la michna traite d’arbres et d’un vêtement menacés de destruction : selon la formulation, l’objet devient consacré avec ou sans possibilité de rachat, ce qui mène à une discussion entre Bar Padda et Oulla.
Les points à retenir
- Le principe « dina de-malkhuta dina » n’empêche pas ici la ruse contre un faux ou abusif collecteur d’impôts, car il n’agit pas selon une autorité royale régulière.
- Dans un cas de contrainte, la Guemara admet une formulation de neder limitée mentalement à « aujourd’hui », bien que d’ordinaire les pensées non exprimées ne comptent pas.
- La discussion entre Beit Shammai et Beit Hillel porte à la fois sur l’initiative du neder ou de la shevoua et sur la possibilité d’ajouter des personnes ou éléments non demandés par l’extorqueur.
- Pour des biens menacés de destruction, la différence entre « s’ils ne sont pas détruits » et « jusqu’à ce qu’ils soient détruits » détermine s’ils ont un pidyon, avec un désaccord final entre Bar Padda et Oulla.