Résumé public du daf
Daf 30Nedarim
Le daf s’ouvre sur la tentative d’éclairer le doute de Rav Hoshaya : un second kiddushin, donné dès maintenant pour prendre effet après un futur guet, fonctionne-t-il ? On propose une preuve depuis bar Padda, qui admet qu’après rachat des plantations consacrées, une nouvelle qédousha peut reprendre. Rabbi Yirmeya, réveillé en sursaut, distingue toutefois entre rachat par le propriétaire et par d’autres : après le guet, la femme est totalement indépendante, si bien qu’un second kiddushin ne pourra prendre effet qu’avec son consentement. La suite examine des nedarim formulés par catégories humaines : marins, habitants de la terre ferme, « ceux que voit le soleil », « sheḥorei harosh », « yeludim » et « noladim ». La Guemara montre que l’interprétation dépend du langage usuel, parfois plus que du sens littéral, et l’éprouve aussi par des versets.
Les points à retenir
- Le parallèle entre kiddushin après divorce et qédousha qui revient après rachat n’est pas accepté sans nuance : tout dépend de savoir si l’objet reste sous le contrôle de celui qui avait agi au départ.
- Pour les marins, la mishna et la guemara définissent la catégorie selon l’usage : un court trajet d’Akko à Jaffa ne suffit pas à faire de quelqu’un un « marin » au sens du neder.
- L’expression « ceux qui voient le soleil » inclut même les aveugles, car elle vise ceux qui sont exposés au soleil, et non ceux qui voient effectivement.
- La discussion sur « yeludim » et « noladim » montre qu’un même mot peut changer de sens selon le contexte ; en matière de nedarim, on suit la langue courante.