Résumé public du daf
Daf 4Nedarim
Le daf examine comment l’interdit de bal te’aḥer s’applique au nazir. D’abord, la Guemara traite du cas de celui qui se rend nazir alors qu’il se trouve dans un cimetière : même si le nezirout prend effet immédiatement, il retarde sa période de nezirout en état de pureté; Rav Ashi étend ce principe à celui qui se rend impur volontairement. D’autres explications relient bal te’aḥer soit au rasage final, soit aux qorbanot du nazir. La Guemara justifie alors le rapprochement biblique entre nedarim et nezirout, malgré une autre source scripturaire, en soulignant le caractère particulier des offrandes du nazir. Sur 4b, elle enseigne qu’un père ou un mari peut annuler un vœu de nezirout, bien que celui-ci ait une durée définie. Enfin, avec Shmuel, elle précise quelles formulations de neder produisent réellement un interdit.
Les points à retenir
- Même si le nezirout commence immédiatement pour quelqu’un qui a fait son vœu au cimetière, il peut transgresser bal te’aḥer en retardant un nezirout en état de pureté.
- La Guemara propose trois points d’application de bal te’aḥer au nazir : la pureté, le rasage final et les offrandes de fin de nezirout.
- Le rapprochement entre neder et nazir reste nécessaire, car les offrandes du nazir ont des traits particuliers qui auraient pu faire croire qu’elles échappent à bal te’aḥer.
- Pour Shmuel, des formules comme « mudrani mimkha » ne suffisent pas seules : elles doivent être précisées par une expression du type « de ce que je mange » ou « de ce que je goûte ».