Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 42Nedarim

La michna distingue entre un neder portant sur toute hana’a d’autrui et un neder limité à sa nourriture. Avant Shevi’it, l’interdit peut viser l’accès au champ et les fruits; pendant Shevi’it, les fruits deviennent hefker, ce qui change partiellement la situation. La Guemara précise alors la portée de deux formulations: « ce bien » et « mes biens ». Rav et Shmuel maintiennent l’interdit même après l’entrée en Shevi’it lorsqu’il visait « ce bien »; Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish permettent les fruits devenus sans propriétaire lorsqu’on a dit « mes biens ». Une explication de principe est proposée puis rejetée, avant une mise au point: les amoraïm ne discutent pas forcément, ils traitent peut-être de cas différents. Enfin, la Guemara explique pourquoi l’entrée dans le champ reste interdite en Shevi’it, puis la michna suivante énumère divers échanges matériels et financiers interdits.

Portée d’un neder sur un bienShevi’it et statut de hefkerDifférence entre formule objective et formule possessiveAccès au champ et avantage économique

Les points à retenir

  • La michna oppose un neder sur toute hana’a à un neder sur la seule nourriture: l’accès au champ et la consommation des fruits n’ont pas le même statut.
  • La Guemara distingue fortement entre « ce bien » et « mes biens »: la seconde formule peut être comprise comme liée à la possession actuelle du propriétaire.
  • La preuve tirée du cas du père et du fils n’est pas décisive, car l’interdit y était formulé explicitement pour la vie et après la mort.
  • Même en Shevi’it, l’entrée dans le champ peut rester interdite, soit parce qu’on peut atteindre les fruits sans entrer, soit par gezerah de peur qu’on s’y attarde.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.