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Résumé public du daf

Daf 43Nedarim

Le daf commence par une difficulté : pourquoi interdire aussi d’emprunter à celui dont le profit nous est interdit ? Rabbi Yossei ben Rabbi Ḥanina lit la michna comme un cas de vœux réciproques ; Abayé maintient le texte simple et explique l’interdit par gezerah, de peur qu’on en vienne à faire profiter l’autre. La michna examine ensuite un konam lancé avec colère au sujet d’une vache : tout dépend si le propriétaire laboure lui-même ou par intermédiaires. Elle présente aussi des moyens indirects de nourrir ou d’aider celui qui est frappé par le neder, via un boutiquier, des ouvriers, un don à un tiers ou du hefker. Sur ce dernier point, Rabbi Yoḥanan explique d’abord Rabbi Yossei par une analogie entre hefker et cadeau ; une objection distingue alors selon l’ordre entre hefker et neder. Rava rejette finalement cette lecture : pour Rabbi Yossei, l’interdit tient à une gezerah contre le stratagème, comme dans le cas de Beit Ḥoron.

Nedarim de hana'aBénéfice indirect et réciprocitéIntention du vœuHefker et stratagème

Les points à retenir

  • Abayé explique plusieurs interdits de la michna par un décret rabbinique : on interdit aussi d’emprunter, d’emprunter un objet ou d’acheter, de peur d’en venir à faire profiter l’autre.
  • Dans le cas de la vache, le sens du konam dépend de l’usage habituel : s’il laboure lui-même, l’interdit vise son propre acte ; sinon, il vise le bénéfice même du labour de son champ.
  • La michna autorise une aide indirecte à celui qui ne peut pas profiter d’autrui : par un boutiquier, par des ouvriers, par un don à un tiers, ou par du hefker selon les ḥakhamim.
  • Au sujet du hefker, le daf passe d’une première explication fondée sur la nature de l’acquisition à la conclusion de Rava : Rabbi Yossei interdit surtout un stratagème destiné à contourner le neder, à l’image de Beit Ḥoron.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.