Résumé public du daf
Daf 45Nedarim
Le daf commence par une distinction entre deux baraitot sur le hefker : l’une parle d’une déclaration faite devant deux personnes, l’autre devant trois. Au nom de Rabbi Shimon ben Yehotzadak, Rabbi Yoḥanan affirme que devant trois, le bien devient hefker, tandis que devant deux, non. Rabbi Yehoshua ben Levi nuance fortement : selon la Torah, même une déclaration devant une seule personne suffit ; si les Sages ont exigé trois, c’est pour l’organisation concrète du constat, afin qu’une personne puisse acquérir et que deux autres témoignent de la déclaration et de l’acquisition. La michna passe ensuite au cas de deux associés qui se sont interdit tout bénéfice mutuel : les premiers Tannaïm leur interdisent d’entrer dans leur cour commune, car chacun profiterait de la part de l’autre. Rabbi Eliezer ben Ya'akov l’autorise, chaque associé étant considéré comme entrant dans sa propre part.
Les points à retenir
- La contradiction entre deux baraitot sur le hefker est résolue par le nombre de personnes présentes : deux ou trois.
- Selon Rabbi Yoḥanan au nom de Rabbi Shimon ben Yehotzadak, une déclaration de hefker devant trois est valable, devant deux elle ne l’est pas.
- Selon Rabbi Yehoshua ben Levi, l’exigence de trois n’est pas essentielle au hefker lui-même : elle sert à permettre acquisition et témoignage.
- Dans la michna, les associés liés par un neder de non-bénéfice se disputent sur l’usage d’une cour commune : interdiction selon les premiers Tannaïm, permission selon Rabbi Eliezer ben Ya'akov.