Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 59Nedarim

Le daf commence par une distinction sur le ma‘aser : l’obligation ne naît pas de la terre, mais de la mise en tas, si bien qu’un semis ne fait pas disparaître automatiquement un interdit antérieur. Rami bar Ḥama objecte à partir de la michna des konamot, où certaines croissances restent interdites. La Guemara répond que les konamot ont un statut particulier, car ils peuvent être dissous, et conclut que c’est surtout parce qu’il y a une mitsva de chercher cette dissolution. Le daf examine ensuite une litra d’oignons déjà prélevée puis replantée : Rabbi Yoḥanan oblige à prélever sur l’ensemble, tandis que Rav Ḥisda demande : « la part permise, où est-elle allée ? » La discussion passe par les oignons de shevi‘it, distingue croissance spontanée et action humaine, puis revient au cas d’un oignon de terouma replanté.

Formation de l’obligation du ma‘aserCroissances issues d’un objet interditStatut particulier des konamotAnnulation d’un interdit dans le permisDifférence entre croissance spontanée et semis volontaireRapport entre terouma, ma‘aser et shevi‘it

Les points à retenir

  • Pour le ma‘aser, la terre ne crée pas l’obligation ; c’est la mise en tas qui la fait naître, d’où une différence avec d’autres cas de croissance.
  • Les konamot sont traités comme un davar she-yesh lo matirin : puisqu’ils peuvent être dissous, leur interdit ne s’annule pas facilement dans le permis.
  • Rabba et Rav Ḥisda débattent du statut de l’élément initial replanté : faut-il dire que la croissance absorbe tout, ou distinguer entre le principal et ce qui s’y ajoute ?
  • La Guemara propose une distinction importante entre croissance spontanée et croissance obtenue par un effort humain, puis limite cette distinction dans le cas du ma‘aser par un verset et par une pénalisation rabbinique.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.