Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 6Nedarim

Le daf poursuit la question des yadayim ambigus. Sur 6a, plusieurs baraitot sont mobilisées contre Abaye, qui tenait au départ qu’une formulation incomplète mais équivoque peut valoir neder. La Guemara distingue d’abord entre une expression comme « alai », qui vise l’interdit sur soi, et une formule plus vague qui pourrait renvoyer au hefqer, à la tsedaqa ou même au hekdesh. Une nouvelle preuve tirée de « ceci est ḥatat / asham » conduit finalement à préciser qu’Abaye s’est rétracté au sujet de Rabbi Yehouda, tandis que Rava maintient que, même selon les Ḥakhamim, on n’accepte des yadayim non évidents que dans le cas particulier du guet. Sur 6b, Rav Pappa ouvre deux dilemmes : l’existence de yadayim pour les qiddoushin, puis pour la pe’a. De là, la Guemara infère qu’on peut désigner même tout un champ comme pe’a et conclut sur le rapprochement entre pe’a et qorbanot.

validité des yadayim ambigusdifférence entre neder personnel et hekdeshlecture comparée d’Abaye, de Rava et de Rabbi Yehoudaextension des yadayim aux qiddoushin et à la pe’a

Les points à retenir

  • Une formule comme « alai » rend l’intention plus nette ; sans elle, la parole peut être interprétée autrement et perdre son statut de neder.
  • La baraita sur « ceci est ḥatat / asham » sert de forte objection : l’ambigu n’agit pas, tandis que « ma ḥatat / mon asham » est une yad évidente.
  • Abaye admet finalement que Rabbi Yehouda ne reconnaît pas les yadayim ambigus ; Rava soutient que les Ḥakhamim eux-mêmes n’assouplissent ce point que pour le guet.
  • Rav Pappa interroge l’extension des yadayim aux qiddoushin et à la pe’a ; la discussion sur la pe’a montre aussi qu’on peut en consacrer plus que le minimum requis.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.