Résumé public du daf
Daf 77Nedarim
Le daf examine d’abord si le père ou le mari peut être mefer des nedarim le Chabbat seulement lorsqu’ils servent les besoins du Chabbat, ou même autrement. La Guemara relie cela à une mahloket tannaïtique : selon l’avis que la hafara vaut seulement “jusqu’à la fin du jour”, on peut agir le Chabbat même sans besoin du Chabbat ; selon l’avis des vingt-quatre heures, on peut attendre après Chabbat, sauf nécessité du jour. Elle traite ensuite de la hatarat nedarim le Chabbat : même si l’on aurait pu venir avant Chabbat, elle peut être faite, et elle n’a pas le statut strict d’un jugement, car elle peut se faire de nuit, debout et même par des proches. Le daf finit par distinguer soigneusement hafara et hatara, ainsi que leurs formulations, et souligne une méfiance envers la pratique même des vœux.
Les points à retenir
- La possibilité de faire hafara le Chabbat dépend de la manière de compter son délai : “tout le jour” ou “vingt-quatre heures depuis l’audition”.
- La hatarat nedarim le Chabbat n’est pas traitée comme un din ordinaire : elle peut se faire de nuit, debout, seul s’il s’agit d’un expert, et même par des proches.
- Le daf distingue nettement les deux mécanismes : le mari ou le père est mefer, tandis que le hakham est matir ; employer la mauvaise formule est inefficace.
- Pour les vœux liés à manger ou boire le Chabbat, la baraita décrit une formulation indirecte, et Rabbi Yoḥanan ajoute qu’il faut aussi annuler intérieurement.