Résumé public du daf
Daf 86Nedarim
Le daf ouvre sur une série de comparaisons pour savoir si une femme peut interdire à son mari ses futurs ma'aseh yadayim. Rabbi Ila l’assimile à un vendeur qui consacre un champ pour le moment où il le rachètera; Rabbi Yirmeya, Rav Pappa, Rav Sheisha bar Rav Idi puis Rav Ashi affinent et rejettent successivement les analogies, en distinguant propriété actuelle, gage, pouvoir de rachat et durée déterminée. Rav Ashi conclut autrement: les konamot sont plus rigoureux, proches d’une kedousha inhérente, et, comme l’enseigne Rava pour hekdesh, hamets à Pessa'h et l’affranchissement d’un esclave, ils peuvent faire tomber un shibbud. D’où la nécessité pour le mari d’annuler le vœu. La michna passe ensuite à la hafara faite par erreur: confusion sur la personne ou sur le contenu du vœu oblige à recommencer, ce que la Guemara relie au mot otah.
Les points à retenir
- Sur 86a, la Guemara teste puis rejette plusieurs analogies entre le travail futur d’une femme et un champ vendu ou gagé, chaque objection portant sur une différence juridique précise.
- Rav Pappa souligne que le mari n’a pas possession du corps de sa femme; il n’a qu’un droit sur les fruits de son travail, ce qui rapproche davantage le cas d’un champ mis en gage que d’un champ vendu.
- Sur 86b, Rav Ashi explique la position de Shmuel par la force particulière des konamot, assimilés à une forme de kedousha qui peut faire tomber un shibbud.
- La michna enseigne qu’une hafara faite en se trompant de personne ou de contenu n’est pas suffisante: lorsqu’il découvre son erreur, le mari doit annuler de nouveau.