Résumé public du daf
Daf 87Nedarim
Le daf commence par comparer deux domaines : la déchirure des vêtements pour un mort et l’annulation d’un neder prononcée par erreur sur la mauvaise personne. La Guemara distingue entre une annonce générale et une annonce nominative, puis Rav Ashi propose une autre clé : le délai de tokh kedei dibbur, durant lequel un acte ou une parole restent encore rattachés à ce qui précède. Ce principe vaut presque partout, sauf dans quatre cas graves ou constitutifs. La michna examine ensuite un vœu portant sur des figues et des raisins : s’agit-il d’un seul neder ou de deux ? La Guemara rapporte la mahloket entre Rabbi Yishmaël, Rabbi Akiva et les Hakhamim sur le kiyyoum et la hafara partiels. Enfin, une nouvelle michna traite de l’ignorance des lois d’annulation, et la Guemara ouvre une objection à partir du cas de l’aveugle homicide involontaire.
Les points à retenir
- Une erreur peut être évaluée différemment selon que l’information reçue était générale ou qu’elle désignait précisément la mauvaise personne.
- Le délai de tokh kedei dibbur fait encore corps avec la parole ou l’acte précédent, sauf pour le blasphème, l’acceptation d’une idole, les qiddoushin et le guet.
- Dans un vœu formulé en bloc sur plusieurs objets, Rabbi Yishmaël et Rabbi Akiva discutent de la portée d’un kiyyoum ou d’une hafara partiels ; les Hakhamim limitent chacun à sa partie.
- Quand la formulation répète l’expression de neder pour chaque élément, la michna la traite comme plusieurs vœux distincts ; la Guemara relie cela à la logique de Rabbi Shimon sur les serments multiples.