Résumé public du daf
Daf 88Nedarim
Le daf s’ouvre par la résolution de Rava au sujet du meurtrier involontaire aveugle : Rabbi Yehouda et Rabbi Meïr lisent différemment les versets, l’un faisant de « sans voir » une exclusion, l’autre une inclusion après avoir déjà exclu par « sans connaissance ». La michna traite ensuite d’un père qui a interdit son bénéfice à son gendre mais veut aider sa fille : le don doit être formulé de manière très limitée. Rav restreint ce cas à une clause précise, tandis que Chmouel l’élargit. Sur 88b, Rabbi Zeira rattache Rav à Rabbi Meïr et objecte depuis Eirouvin, où une épouse semble pouvoir acquérir pour autrui. Rava puis Rav Achi distinguent acquisition pour soi, acquisition pour autrui, et cas d’une cour propre à la femme. Le daf se conclut par le vœu différé d’une veuve ou divorcée, qu’un mari ultérieur ne peut annuler.
Les points à retenir
- La discussion sur l’aveugle en galout dépend d’une lecture fine des expressions « forêt », « sans voir » et « sans connaissance ».
- Le don à une fille mariée, lorsque le père a interdit son bénéfice au gendre, doit être formulé de façon à limiter au maximum les droits du mari.
- L’objection tirée d’Eirouvin conduit à distinguer ce qu’une femme acquiert pour elle-même de ce qu’elle acquiert pour autrui, et à envisager aussi le cas où elle possède un bien propre.
- Un vœu formulé par une veuve ou une divorcée avant remariage demeure hors du pouvoir d’annulation du nouveau mari, même s’il ne prend effet que plus tard.