Résumé public du daf
Daf 90Nedarim
Le daf commence par l’initiative de Rav Aḥa bar Rav Huna, qui laisse un vœu entrer en vigueur pour rendre possible sa dissolution. La Guemara analyse alors la distinction entre hafara, l’annulation par le mari, et she’ela, la demande de dissolution à un hakham : selon une version de Rav Pappi, la mahloket entre Rabbi Natan et les Ḥakhamim porte seulement sur la hafara, tandis que pour la she’ela il faudrait un vœu déjà effectif ; une autre version affirme au contraire qu’un hakham peut dissoudre même avant l’effet, mais cette lecture est finalement réfutée. La michna ouvre ensuite un autre sujet : trois déclarations féminines qui entraînaient d’abord divorce et ketouba, puis furent restreintes par crainte d’abus. La Guemara discute surtout l’épouse d’un kohen qui dit : « Je suis devenue interdite à toi », pour la terouma et la ketouba.
Les points à retenir
- La sugya distingue nettement hafara du mari et she’ela devant un hakham, et teste si chacune peut viser un neder encore non effectif.
- Les deux baraitot sur le konam et sur la nézirout servent à éprouver les différentes versions de la mahloket entre Rabbi Natan et les Ḥakhamim.
- La michna revient sur une ancienne confiance accordée à trois affirmations d’épouses, afin d’éviter qu’une femme ne provoque un divorce intéressé tout en gardant sa ketouba.
- Pour l’épouse d’un kohen qui se dit interdite à son mari, la Guemara pèse sa crédibilité face à deux enjeux distincts : la terouma et le risque de discrédit sur les enfants.