Résumé public du daf
Daf 48Nidda
Le daf s’ouvre sur une règle de calcul en « années complètes » : pour l’esclave hébreu, les six années de service se comptent depuis la vente jusqu’à la même date, et non par années civiles. Cette logique est ensuite appliquée à la mention des « années d’un fils et d’une fille » : Rav les rapporte aux évaluations (‘arakhin), tandis que Rav Yossef les rattache aux lois du chapitre Yotse Dofen ; la Guemara montre qu’ils ne se contredisent pas. Vient ensuite la position de Rabbi Yosse ben Keifar, au nom de Rabbi Eliezer, sur l’homme de dix-neuf ans et trente jours sans signes de puberté. La michna traite alors de l’ordre des signes féminins : le signe inférieur est décisif, et les Sages jugent impossible que le signe supérieur le précède réellement. Le second amoud fonde cette priorité du signe inférieur, puis discute des variations de développement, de l’examen par des femmes, et de la portée limitée de leur témoignage.
Les points à retenir
- Les « années » du daf se comptent comme des années pleines depuis la date pertinente, non selon le simple changement d’année civile.
- Rav et Rav Yossef donnent deux applications différentes à la formule « d’un fils et d’une fille » sans être en désaccord : ‘arakhin pour l’un, lois du chapitre Yotse Dofen pour l’autre.
- Dans la michna, deux poils pubiens (signe inférieur) suffisent à établir la majorité ; selon les Sages, le signe supérieur ne peut pas précéder réellement le signe inférieur.
- Le témoignage féminin sur l’examen d’une jeune fille est reçu dans certaines limites : il peut servir à être rigoureux, mais pas à autoriser un statut plus permissif dans les cas discutés.