Résumé public du daf
Daf 66Nidda
Le daf commence par le cas d’une femme qui voit du sang machmat tashmish : la Guemara suit la formation progressive d’une ḥazaka d’un mari à l’autre, puis décrit la bedika au tube pour distinguer un sang venant du reḥem d’un sang des parois. Sont ensuite examinés le cas d’une plaie, d’un veset kavu’a, et la mahloket entre Rabbi Yehouda HaNassi, Rabban Chim‘on ben Gamliel et les ḥakhamim sur le sang d’une plaie située dans l’utérus. Viennent les objections de Reish Laqish à Rabbi Yoḥanan, puis plusieurs récits de guérison ou de diagnostic. Le daf passe ensuite aux décrets sur les jours à compter, à la ḥoumra des femmes d’Israël, au cas d’une fausse couche, puis à la fiancée qui doit attendre sept jours propres. Enfin, 66b traite des préparatifs de la tevila : lavage des cheveux, ḥatzitza, plis du corps, dents et objets sur lesquels on se tient dans le miqvé.
Les points à retenir
- La ḥazaka de dam machmat tashmish ne se fixe pas d’un seul coup : la Guemara distingue entre changement de mari et répétition des saignements, puis recourt à une bedika pour en chercher la source.
- Le statut du sang provenant d’une plaie dans l’utérus dépend d’un débat de principe : le simple passage du sang par le maqor rend-il impur, ou seulement son origine utérine ?
- Le daf enchaîne plusieurs récits cliniques : caillot expulsé après frayeur, cas jugé incurable, et femme saignant après le miqvé à qui l’on propose une solution liée au regard social et à la prière.
- La seconde moitié du daf précise des cadres de comptage et de préparation à la tevila : décret pour les localités ignorantes, ḥoumra de Rabbi Zeira, sept jours propres après des fiançailles, et règles de ḥafifa pour éviter la ḥatzitza.