Résumé public du daf
Daf 105Pessahim
Le daf s’ouvre sur la forme de la berakha de havdala : pour défendre l’opinion de Oulla, la Guemara l’assimile à une berakha sur les mitsvot, constituée uniquement de louange et donc sans conclusion distincte. Elle rapporte ensuite un repas commencé avant l’entrée de Shabbat : Rav Hamnouna l’Ancien enseigne que Shabbat « s’établit elle-même », comme elle fixe la consommation pour les dîmes, elle fixe aussi l’exigence de kiddush. En revanche, la sortie de Shabbat n’oblige pas à interrompre un repas déjà commencé, avec des distinctions entre manger, boire, vin, bière et eau. Ravina et Rav Naḥman discutent ensuite du rattrapage d’un kiddush manqué, à partir de la havdala, d’une Tosefta et du cas d’un seul verre. La baraita finale sert enfin de base à plusieurs déductions sur havdala et le kos shel berakha.
Les points à retenir
- La havdala est présentée ici, selon la défense de Oulla, comme une berakha de pure louange, sur le modèle d’une berakha liée à une mitsva.
- L’entrée de Shabbat « fixe » le repas pour le kiddush, mais la sortie de Shabbat ne « fixe » pas de la même manière l’interruption d’un repas déjà commencé.
- La possibilité de rattraper un kiddush manqué pendant la journée fait l’objet d’un débat nourri par analogies et objections de sources tannaitiques.
- La baraita du retour à la maison après Shabbat devient un texte-source pour plusieurs déductions sur havdala, birkat hamazon et la coupe de bénédiction.