Résumé public du daf
Daf 106Pessahim
Le daf reprend des déductions sur le kos shel berakha : on peut apprendre qu’un même verre peut porter deux sanctifications, mais Rav Ashi resserre l’analyse en expliquant que le problème d’un verre « goûté » n’est pas l’acte de boire en soi, mais la perte du shiour requis. Le texte rapporte ensuite plusieurs attitudes de rigueur face à un récipient pagoum. Une baraita dérive de « Zakhor et yom haShabbat » le kiddoush sur le vin : d’abord à l’entrée du Shabbat, puis aussi le jour. La Guemara précise que le kiddoush du jour consiste en la berakha sur le vin, illustrée par l’épisode du « grand kiddoush » à Meḥoza. Puis elle traite de la havdala : elle peut être dite jusqu’aux trois premiers jours de la semaine, mais sans bénédiction sur le feu. Enfin, 106b discute l’ordre entre netilat yadayim et kiddoush, puis les divergences sur quelqu’un qui a goûté avant le kiddoush ou avant la havdala.
Les points à retenir
- Selon Rav Ashi, un kos pagoum n’est pas disqualifié parce qu’on y a bu, mais parce qu’il peut ne plus contenir le shiour nécessaire pour un kos shel berakha.
- Le verset « Zakhor et yom haShabbat » fonde le kiddoush à l’entrée du Shabbat et aussi un kiddoush le jour, réduit ici à la berakha sur le vin.
- La havdala reste possible pendant les trois premiers jours de la semaine, car ils sont encore appelés « après Shabbat » ; en revanche, la bénédiction sur le feu ne se dit qu’à la sortie immédiate du Shabbat.
- Les Amoraïm discutent deux questions proches mais distinctes : le kiddoush après netilat yadayim, et la possibilité de réciter kiddoush ou havdala après avoir déjà goûté quelque chose.