Résumé public du daf
Daf 26Pessahim
Le daf poursuit la discussion entre Abayé et Rava sur le profit tiré d’un interdit quand la situation est inévitable et selon qu’il y a intention ou non. Abayé apporte la preuve de Rabban Yoḥanan ben Zakkaï enseignant à l’ombre du Heikhal, et Rava répond que cette ombre extérieure n’entre pas dans l’interdit. La Guemara examine ensuite la meʿila liée au son, à la vue et à l’odeur du Temple, puis distingue l’odeur de l’encens pendant la mitsva et après son accomplissement. Elle analyse aussi les cas où un objet a déjà servi à une mitsva, à travers la teroumat ha-deshen, les vêtements du Cohen Gadol et l’egla aroufa. Sur 26b, elle revient à la génisse qui a travaillé sans intention du propriétaire, rejette certaines preuves, tranche contre une première version de Rava à partir des marchands de shaʿatnez, puis ouvre la suguia du four chauffé par des interdits et de « zeh ve-zeh gorem ».
Les points à retenir
- Abayé et Rava débattent du cas où il est impossible d’éviter un profit interdit : l’intention du sujet devient alors décisive dans l’argumentation, mais les preuves proposées sont souvent repoussées par des distinctions fines.
- La Guemara limite la meʿila pour les jouissances non matérielles : le son et la vue n’y sont pas soumis, et l’odeur de l’encens est distinguée selon le moment où elle est perçue par rapport à l’accomplissement de la mitsva.
- Les objets ayant déjà servi à une mitsva ne fournissent pas automatiquement une règle générale d’interdit de profit, notamment à cause du principe de « shenei ketouvim haba’im ke-eḥad ».
- Le cas des marchands de vêtements en shaʿatnez réfute de manière décisive une formulation de Rava, tandis que la discussion sur le four introduit le problème de « zeh ve-zeh gorem », quand une conséquence provient à la fois d’une cause permise et d’une cause interdite.