Résumé public du daf
Daf 60Pessahim
Le daf examine d’abord comment lire la michna : parle-t-elle de deux intentions dans une seule avoda, ou d’intentions réparties sur deux avodot ? Plusieurs preuves sont proposées puis repoussées, notamment à partir des cas de sheḥita, qabbalat hadam, holakha et zerika, ainsi que des formules « lishmo ve-shelo lishmo » et « shelo lishmo ve-lishmo ». La sougya dégage aussi un ḥiddoush possible : une pensée formulée pendant une avoda peut disqualifier en visant une avoda ultérieure (me-avoda le-avoda), mais la question de Rav Pappa reste sans conclusion décisive. La seconde moitié traite d’un korban Pessaḥ abattu le reste de l’année : Rav Dimi propose une analogie, Rabbi Yirmeya la rejette, et Rava affirme finalement que « lishmo ve-shelo lishmo » est valable hors de son temps. Le daf s’ouvre enfin sur la question du shinouy be'alim hors de son temps.
Les points à retenir
- La guemara ne parvient pas à trancher définitivement si la michna parle d’une seule avoda ou de deux, ni si elle peut convenir à Rabbi Meïr ou seulement à Rabbi Yossé.
- Un point central est la possibilité de penser, pendant une avoda, à une autre avoda à venir : par exemple égorger maintenant avec une intention fautive concernant la zerika.
- Hors du 14 nissan, le korban Pessaḥ sacrifié « pour lui-même et pour une autre finalité » est déclaré valable par Rava, malgré les objections de Rav Adda bar Ahava.
- La comparaison entre shinouy kodesh et shinouy be'alim est discutée : Rava distingue un défaut lié à la sainteté même de l’offrande d’un défaut lié à ses propriétaires.