Résumé public du daf
Daf 86Pessahim
Le daf s’ouvre sur une question de qédoucha: les toits ont-ils la sainteté de Jérusalem ou du Mikdash? La Guemara examine plusieurs preuves, les repousse ou les nuance: on peut manger le korban Pessaḥ en bas et dire le Hallel sur le toit; le Heikhal est un cas à part car son plan relève d’une instruction divine; certains “toits” sanctifiés sont en réalité au niveau du sol de la ‘azara. Elle explique aussi les deux mesures d’amma conservées dans la lishka de Shushan ha-Bira et le statut des fenêtres et de l’épaisseur du mur. La michna passe ensuite à deux groupes mangeant un même korban Pessaḥ dans une maison. Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon discutent, à partir du ketiv et du qeri, si un même agneau peut être mangé par deux groupes ou si une même personne peut manger en deux lieux. L’effet d’une méḥitsa reste en suspens. Le daf se termine par des récits de bienséance à table et par les règles du service du repas.
Les points à retenir
- La Guemara distingue le temps du repas du temps qui suit: l’interdiction de changer de place vaut pendant la consommation du korban Pessaḥ, pas nécessairement pour le Hallel après le repas.
- Les preuves sur la sainteté des toits sont limitées: le Heikhal suit un plan révélé, et certains toits dits sanctifiés sont compris comme des surfaces au niveau même de la ‘azara.
- La mahloket entre Rabbi Yehuda et Rabbi Shimon repose sur une méthode de lecture du verset: ketiv ou qeri, avec des conséquences sur la répartition d’un korban Pessaḥ en groupes ou en lieux.
- Les anecdotes de 86b éclairent l’étiquette du repas: accepter la coupe, la boire en deux gorgées, répondre à l’hôte, et le cas particulier de la kalla qui détourne son visage par pudeur.