Résumé public du daf
Daf 30Roch Hachana
Le daf examine d’abord la sonnerie du shofar un Chabbat à Yavné, à Jérusalem et au Yovel. La Guemara distingue entre sonner bi-fnei beit din, en présence du tribunal, et sonner be-sha’a she-beit din yoshvin, au moment où il siège ; plusieurs baraitot sont relues dans ce sens, et une question reste ouverte quand les juges s’apprêtent à se lever. La Michna précise ensuite quelles villes autour de Jérusalem pouvaient sonner : voir, entendre, être proches et accessibles. Puis viennent les takkanot de Rabban Yoḥanan ben Zakkai : lulav sept jours hors du Temple en souvenir du Mikdash, et interdiction du ḥadash tout le 16 nissan. La Guemara en donne deux lectures : crainte d’un Temple reconstruit ou interprétation de « ad etzem hayom hazeh ». Enfin, elle traite du témoignage reçu le 30 éloul, de l’erreur des Léviim dans le chant et du retour, après la destruction, à l’acceptation des témoins toute la journée.
Les points à retenir
- Pour le shofar de Chabbat, le daf oppose et articule deux critères : la présence du beit din et le temps où il siège ; à Roch Hachana, la restriction est plus forte qu’au Yovel.
- Les villes associées à Jérusalem devaient remplir quatre conditions cumulatives : voir, entendre, être proches et pouvoir venir effectivement.
- Les takkanot de Rabban Yoḥanan ben Zakkai visent le zekher la-Mikdash : lulav sept jours hors du Temple et interdiction du ḥadash pendant tout le 16 nissan.
- La limitation du témoignage à minḥa venait d’un incident liturgique au Temple ; après la destruction, on revint à l’acceptation des témoins toute la journée.