Résumé public du daf
Daf 58Sanhedrine
Le daf commence par le statut familial du converti conçu avant la conversion de sa mère mais né après : sa parenté maternelle est reconnue, non la paternelle, d’où plusieurs cas de mariages permis ou à dissoudre, avec une discussion entre Rabbi Meïr et les ‘Hakhamim. La guemara passe ensuite aux interdits sexuels des Bnei Noaḥ à partir de Beréchit 2,24 : « son père », « sa mère », « sa femme » et « une seule chair » sont interprétés différemment par Rabbi Eliézer et Rabbi Aqiva. Plusieurs versets narratifs sont mobilisés puis repoussés comme preuves. Le daf traite encore du mariage avec sa fille, du statut particulier de l’eved kena‘ani, de la servante assignée à un esclave, puis de rapports « inhabituels ». Enfin, il aborde la violence contre un Juif, l’interdit de lever la main sur autrui, et l’idée qu’un non-Juif ne doit pas instituer pour lui-même un Chabbat.
Les points à retenir
- Un converti né en qedoucha mais conçu avant n’a de filiation halakhique que du côté maternel, ce qui produit des distinctions précises entre parentes maternelles et paternelles.
- Les interdits des Bnei Noaḥ sont déduits de « al ken ya‘azov… vedavaq be-ishto vehayou levasar eḥad », avec une grande mahloket entre Rabbi Eliézer et Rabbi Aqiva.
- Plusieurs récits bibliques servent de tests d’interprétation — Amram et Yokheved, Avraham et Sarah, Adam et Caïn — mais la guemara montre pourquoi ils ne tranchent pas simplement.
- La fin du daf relie morale et statut noahide : violence envers un Juif, menace de frapper, et impossibilité pour un Ben Noaḥ de fixer un jour de repos comme Chabbat.