Résumé public du daf
Daf 70Sanhedrine
La mishna fixe le seuil du ben sorer oumoreh : une quantité déterminée de viande et de vin, avec l’avis plus exigeant de Rabbi Yossi. Elle énumère ensuite les cas exclus : repas de mitsva, maʿasser chéni à Jérusalem, ou au contraire aliments liés à une transgression ; sans viande ni vin, il n’y a pas de statut de « zolel vesovei ». La guemara précise les mesures, le type de viande et de vin recherchés, et distingue entre nourriture attirante et nourriture abîmée, en comparant avec les règles de la veille de Ticha be-Av. Le daf s’élargit ensuite à une réflexion sur le vin, ses dangers et ses ambivalences, avec Noaḥ, Ham, l’arbre de la connaissance et plusieurs lectures de versets. Sur 70b, la guemara revient à la mishna : compagnie de batlanim, repas d’intercalation du mois, volaille, maʿasser chéni, aliments de mitsva ou d’aveira, et cas-limites comme les figues pressées, le miel et le lait.
Les points à retenir
- Le statut de ben sorer oumoreh dépend d’un cadre très précis : une certaine quantité de viande et de vin, consommés d’une manière qui exprime la débauche, non une mitsva ni une autre faute.
- La guemara distingue finement entre des aliments encore attirants et des aliments déjà altérés : viande trop salée, vin du pressoir, viande à peine cuite, vin mal coupé.
- Le vin est traité comme puissance ambivalente : consolation, joie mesurée, mais aussi honte, folie, violence et malheur lorsqu’il est bu sans maîtrise.
- Plusieurs récits bibliques servent d’éclairage : Noaḥ et sa vigne, la discussion sur la faute de Ham, les avis sur l’arbre de la connaissance, et les reproches de Batsheva à Chelomo.