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Résumé public du daf

Daf 85Sanhedrine

Le daf ouvre sur la question de savoir si un fils peut être shaliaḥ beit din pour frapper ou maudire son père condamné. Rav Sheshet l’autorise au nom du kevod shamayim, mais plusieurs baraitot sont discutées puis réinterprétées ; la conclusion du daf restreint pourtant cette possibilité, sauf pour le mesit à l’idolâtrie. La Michna enseigne qu’on n’est passible pour avoir frappé son père ou sa mère que s’il y a blessure, tandis que maudire reste punissable même après la mort. La Guemara fonde cette règle par les versets et expose la mahloket entre Rabbi Yonatan et Rabbi Yoshiya sur la lecture de « aviv ve-imo » et de « ish ish ». Elle examine ensuite si l’interdit de frapper est assimilé à celui de maudire, notamment à propos des Koutim. Enfin, la seconde Michna traite du ganav nefashot : entrée dans son domaine, exploitation, cas limites et extensions par baraita.

Kibbud av va-em face au kevod shamayimLimites de l’interdit de frapper et de maudireLecture des versets et derashotStatut du condamné à mortEnlèvement d’une personne d’Israël

Les points à retenir

  • Rav Sheshet soutient qu’un fils peut, en théorie, agir pour le beit din contre son père, car l’honneur du Ciel prime ; mais la conclusion retenue n’admet pas sa désignation, sauf pour un père mesit à l’idolâtrie.
  • Pour frapper père ou mère, la responsabilité capitale n’existe que s’il y a blessure ; pour maudire, elle demeure même après la mort du parent.
  • Rabbi Yonatan et Rabbi Yoshiya divergent sur l’usage des versets : faut-il lire « père et mère » comme cumulatif ou aussi distributif, et d’où inclure la malédiction après la mort ?
  • Dans l’enlèvement, la Michna exige au minimum l’introduction de la victime dans son domaine ; Rabbi Yehouda ajoute l’exploitation, et la Guemara discute si un profit inférieur à une perouta suffit et laisse certains cas en teiku.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.