Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 94Sanhedrine

Le daf part de Daniel face à Ḥaggaï, Zekharya et Malakhi : eux lui sont supérieurs par la névoua, tandis que Daniel leur est supérieur par la vision qu’il voit seul. De là, la Guemara déduit qu’une peur sans cause visible peut venir d’une perception spirituelle, et elle propose plusieurs remèdes. Le passage revient ensuite à Ḥizqiya : le mem fermé de « lemarbe » signale qu’une possibilité de guéoula messianique a été envisagée puis refermée, parce qu’il n’a pas chanté de shirah après les miracles. Plusieurs textes soulignent cette absence de louange, jusqu’au parallèle avec Yitro. La Guemara détaille ensuite les noms de Ḥizqiya et de Sanḥériv, l’exil des dix tribus et la punition de l’Assyrien. Sur 94b, Sanḥériv détourne une prophétie pour viser Jérusalem, alors que le mérite de la génération de Ḥizqiya réside dans son étude de Torah exceptionnelle, jusque dans la question du butin et des dix étapes de sa marche.

Vision et névouaShirah absente et guéoula différéeSanḥériv, blasphème et châtimentLe mérite de l’étude de Torah sous ḤizqiyaExil des dix tribus et rapport à Eretz Yisrael

Les points à retenir

  • Daniel n’est pas compté ici comme prophète envoyé au peuple, mais il surpasse Ḥaggaï, Zekharya et Malakhi en ce qu’il voit la vision qu’eux ne voient pas.
  • Le mem fermé de « lemarbe » exprime une rédemption potentielle refermée : Ḥizqiya aurait pu être le Machiaḥ, mais il n’a pas chanté de shirah après les miracles.
  • Sanḥériv est jugé pour avoir voulu détruire Jérusalem au-delà de ce qu’autorisait la prophétie qu’il invoquait.
  • La génération de Ḥizqiya est décrite comme entièrement vouée à l’étude : du nord au sud, on ne trouve pas d’ignorant, ce qui fonde sa protection et éclaire la question du butin assyrien.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.