Résumé public du daf
Daf 95Sanhedrine
Le daf s’ouvre sur l’allusion d’Isaïe à Anathoth : la Guemara l’applique à Jérémie, originaire d’Anathoth et destiné à prophétiser sur Nabuchodonosor, puis résout la différence entre plusieurs noms du lion. Elle revient ensuite à la progression de Sennachérib : le “jour même” de Nov est la dernière échéance du châtiment lié au massacre de Nov ; Sennachérib atteint Jérusalem en un jour, la méprise, remet l’assaut au lendemain, et son armée est frappée dans la nuit. À propos de Nov, le daf raconte comment David est livré à Ishbibenob, puis sauvé par Abishaï, avec le principe qu’un prisonnier ne se libère pas lui-même. La Guemara traite ensuite de la qefitzat haderekh, surtout pour Jacob revenant prier, et du coucher anticipé du soleil. Enfin, elle décrit l’armée assyrienne, sa destruction miraculeuse et les avis sur les survivants.
Les points à retenir
- La mention d’Anathoth est reliée à Jérémie, et la Guemara explique qu’ari et layish ne se contredisent pas car il existe plusieurs termes hébreux pour désigner le lion.
- Le succès de Sennachérib dépendait de ce “jour même” : il correspondait au dernier reste du châtiment de Nov ; en reportant l’assaut, il perd cette fenêtre et son camp est détruit dans la nuit.
- Le récit de David et Ishbibenob rattache David au massacre de Nov ; Abishaï le sauve, et la Guemara formule le principe : un prisonnier ne se délivre pas lui-même.
- Le daf développe la qefitzat haderekh pour Abishaï, Éliézer et Jacob, puis discute l’immensité de l’armée de Sennachérib, les modes de sa destruction et le nombre de rescapés.