Résumé public du daf
Daf 27Sota
Le daf s’ouvre sur le choix entre épouser une duma, femme visée par des rumeurs d’infidélité, ou la fille d’une telle femme. Le passage conclut en faveur de la fille, car elle garde une ḥazaka de kashrout et l’on applique le principe de rov be’ilot aḥar haba’al ; un cas extrême de promiscuité reste en teïkou. La Guemara revient ensuite à la michna : le beit din peut faire le qinouï quand le mari est incapable ou absent, au moins pour lui faire perdre sa ketouba, avec une mahloket sur l’efficacité de cet avertissement pour la faire boire. Puis un rapprochement textuel entre homme et femme exclut divers cas d’infirmités. La michna enseigne enfin que les eaux vérifient aussi le bo’el et que la femme devient interdite à son mari comme à son amant. Le daf rapporte encore plusieurs derachot publiques de ce “même jour”.
Les points à retenir
- La préférence va, dans le passage, à la fille d’une femme soupçonnée plutôt qu’à la femme soupçonnée elle-même, en raison de la ḥazaka et du principe de rov be’ilot aḥar haba’al.
- Le qinouï du beit din vise les cas où le mari ne peut pas agir ; selon les Sages, il ne suffit pas pour faire boire, tandis que Rabbi Yossi l’admet si le mari revient ensuite.
- Le rapprochement entre mari et femme étend au mari certaines invalidations du rite de sota : cécité, mutité, claudication ou absence des mains selon les derachot citées.
- Les eaux ne concernent pas seulement la sota : elles examinent aussi le bo’el, et l’écriture de nitma’a / venitma’a sert de base à l’interdit envers le mari et envers l’amant.