Résumé public du daf
Daf 28Sota
Le daf commence par préciser que, dans la michna, l’expression selon laquelle les eaux « examinent aussi lui » vise le bo’el, non le mari : si le mari est lui-même fautif, les eaux n’examinent même pas la femme. La Guemara analyse ensuite les derachot de Rabbi Akiva et de Rabbi Yehouda HaNassi : Rabbi Akiva lit les vav supplémentaires et multiplie les occurrences de « les eaux entreront », tandis que Rabbi Yehouda HaNassi s’appuie sur d’autres versets, notamment « le ventre… et la cuisse », pour inclure le bo’el. Puis le daf traite des trois mentions de « nitma’a », d’où Rabbi Akiva déduit l’interdit au mari, au bo’el et à la terouma. Enfin, une baraita fait de la sota la source du safek touma : l’impureté douteuse n’est assimilée au cas certain que dans un reshout hayahid et pour une entité susceptible d’être interrogée.
Les points à retenir
- La michna parle du bo’el quand elle dit que les eaux examinent « lui » : elle n’évoque pas le mari fautif, car un mari non « naqî mé-‘avon » empêche toute vérification.
- Rabbi Akiva et Rabbi Yehouda HaNassi s’accordent sur l’atteinte du bo’el par les eaux, mais l’apprennent différemment : vav supplémentaire et répétitions אצל Rabbi Akiva, formulation du verset « le ventre… et la cuisse » אצל Rabbi Yehouda HaNassi.
- Les trois mentions de la souillure servent, selon Rabbi Akiva, à interdire la sota à son mari, à son bo’el et à la terouma.
- Le modèle de la sota fonde les règles du safek touma : en domaine privé, pour une personne ou un cas pouvant être éclairci par quelqu’un de conscient, le doute est traité avec rigueur ; autrement, non.