Résumé public du daf
Daf 20Temoura
Le daf poursuit la discussion sur la femelle consacrée pour un sacrifice normalement mâle. Les Sages lui reconnaissent une qedoucha intrinsèque suffisante pour produire une temoura ; Rabbi Shimon distingue : pour l’olah, oui, car il existe une olah d’oiseau femelle, mais pas pour Pessaḥ ni pour l’asham. Rabbi Yehouda HaNassi conteste pour Pessaḥ, car le surplus du qorban Pessaḥ devient shelamim. La Guemara teste ce principe sur la vache rousse, la hatat du roi et de l’individu, puis explique le cas de l’olah par le vœu volontaire selon Rabbi Elazar ben Azarya. Elle relit ensuite une michna de Shekalim à la lumière d’une version plus radicale de Rabbi Shimon sur la femelle d’olah. La michna suivante traite du temourat asham, de sa descendance et d’un asham “restant” : pâturage, mort ou vente pour olat yachid ou olat tsibbour. La Guemara justifie la double formulation, discute le moment de la kappara, puis ouvre une question sur le petit mâle né d’une femelle consacrée comme asham.
Les points à retenir
- Pour produire une temoura, l’animal d’origine doit avoir une qedoucha intrinsèque : s’il doit simplement être vendu sans attendre un défaut, il ne transmet pas ce statut.
- Rabbi Shimon distingue entre les cas selon qu’il existe, dans la même catégorie de sacrifice, une forme offerte au féminin : cela vaut pour l’olah d’oiseau, mais non pour l’asham.
- Dans la relecture de la michna de Shekalim, Rabbi Yoḥanan explique Rabbi Yehoshua d’après une autre version de Rabbi Shimon : même une femelle d’olah n’acquiert pas de qedoucha intrinsèque et peut donc être vendue pour des shelamim.
- La michna sur l’asham compare trois issues : laisser paître jusqu’au défaut, laisser mourir, ou vendre puis employer l’argent pour une olah communautaire ou individuelle, avec des conséquences concrètes sur semikha, nesakhim et droits du kohen.