Résumé public du daf
Daf 29Temoura
Le daf poursuit l’étude des bêtes liées à l’idolâtrie. Rabbi Yoshiya lit le verset des qorbanot comme exigeant qu’un animal soit « gardé » pour Dieu seul, ce qui fonde l’invalidité du muktzeh, l’animal réservé à l’avoda zara. La Guemara précise ensuite jusqu’à quand ce statut subsiste, selon plusieurs formulations au nom de Rabbi Yoḥanan, puis rapporte l’échange sur Baha et la sagesse acquise entre Babylonie et Eretz Israël. Elle démontre ensuite que le muktzeh et le ne’evad sont permis à la consommation ordinaire, bien qu’exclus du mizbéaḥ, avant d’examiner pourquoi plusieurs versets sont nécessaires pour exclure la tereifa. La seconde moitié du daf ouvre la mishna sur l’etnan zona : nombre d’animaux donnés, chronologie du paiement et du rapport, effet d’une consécration préalable, cas d’un agneau spécifié ou non, puis grandes discussions sur les relations interdites, la nidda, la prostituée non-juive ou juive, et le statut du kohen.
Les points à retenir
- Le muktzeh pour l’idolâtrie est dérivé de l’idée de « garder » le sacrifice pour Dieu seul, et non pour un autre maître.
- Le verset « des pâturages abreuvés d’Israël » montre que muktzeh et ne’evad sont permis à la consommation ordinaire, tout en restant impropres au sacrifice.
- L’exclusion de la tereifa requiert plusieurs versets, car chacun ferme une hypothèse différente : consécration antérieure ou existence d’un moment initial d’aptitude.
- Pour l’etnan zona, le statut dépend fortement de la désignation précise de l’animal, du moment du qinyan et du moment où la consécration ou l’offrande intervient.