Résumé public du daf
Daf 108Yebamot
Le daf précise d’abord comment rédiger un acte de mi’un, de façon très brève, pour éviter toute confusion avec un get. Il recense ensuite plusieurs formulations et situations qui valent mi’un, même en chemin vers la maison du mari ou dans ses affaires domestiques. La Guemara examine aussi si le fait de se fiancer ou de se marier à un autre homme vaut mi’un implicite envers le premier, et retient l’avis de Rabbi Yehouda ben Beteira, y compris après des nisuin. Puis le daf compare Rabbi Eliezer et Rabbi Yehoshoua sur le statut de la mineure mariée par sa mère ou ses frères : épouse à peine formée, ou épouse presque complète. Enfin, la michna et la Guemara analysent les effets respectifs du mi’un et du get sur les interdits de parenté, le retour au premier mari, et les cas compliqués de remariages successifs.
Les points à retenir
- L’acte de mi’un est rédigé en formule minimale pour ne pas ressembler à un get.
- Des paroles très simples peuvent suffire au mi’un, même sans cérémonie formelle, si le refus du mari est clair.
- Selon l’opinion retenue dans le daf, les qiddushin ou les nisuin avec un autre homme peuvent eux-mêmes manifester le mi’un envers le premier.
- Le daf oppose deux logiques : soit le lien de la mineure est presque matrimonial, soit il est sans véritable substance, avec des conséquences différentes pour le get, les proches parents et le retour au premier mari.