Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 109Yebamot

Le daf commence par la discussion de l’avis de Rabbi Elazar, qui interdit le yibbum avec une femme que le frère a d’abord divorcée puis reprise. Eifa propose une première explication, rejetée; Abayé parle d’un doute sur le moment qui fixe l’obligation, tandis que Rava invoque une possible confusion publique et Rav Achi rattache la gezerah au cas plus net d’une qetana « comme une orpheline du vivant de son père », dont le guet est toraïque mais le remariage seulement rabbinique. La guemara précise ensuite le statut de sa tsara. La michna ouvre alors un nouveau dossier: deux frères mariés à deux sœurs, mineures ou non, et les solutions divergentes de Rabbi Eliezer, Rabban Gamliel et Rabbi Yehoshua. Enfin, le daf développe les recommandations de bar Kappara, puis analyse la logique de Rabban Gamliel sur les qiddoushin d’une mineure devenue majeure.

Yibbum et ḥalitsa après divorce et remariageMariage d’une mineure et mi’ounDécrets rabbiniques, publicité des faits et limites de la gezerahLien entre étude, pratique des mitsvot et responsabilité du juge

Les points à retenir

  • Rabbi Elazar interdit le yibbum à une femme divorcée puis reprise par le frère, mais exige la ḥalitsa; la guemara explore plusieurs fondements possibles de cette position.
  • Le cas de la qetana « comme une orpheline du vivant de son père » sert de modèle: son divorce est pleinement valable, alors que son remariage en tant que mineure n’a qu’une force rabbinique.
  • Face à deux sœurs, dont l’une est mineure, Rabbi Eliezer, Rabban Gamliel et Rabbi Yehoshua proposent trois stratégies différentes autour du mi’oun, de l’attente jusqu’à la majorité et de la ḥalitsa.
  • Le daf relie la technique halakhique à une éthique de prudence: préférer souvent la ḥalitsa, rechercher la paix, dissoudre les vœux, et juger avec une extrême retenue.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.