Résumé public du daf
Daf 110Yebamot
Le daf s’ouvre sur la discussion entre Rav et Shmuel au sujet d’une femme mariée alors qu’elle était mineure et devenue adulte : un rapport après la majorité parachève-t-il le mariage, ou reste-t-il rattaché au premier qiddushin sans nouvel acte d’acquisition ? La Guemara rapproche ce débat d’un autre cas, celui d’un qiddushin conditionnel suivi d’un mariage, puis justifie pourquoi les deux formulations étaient nécessaires. Elle rapporte ensuite l’épisode de Neresh, expliqué soit par un usage local, soit par l’annulation rabbinique du second qiddushin d’un homme ayant agi de façon indue. La halakha est donnée comme Rabbi Eliezer : on conseille à la mineure de faire miʾoun. La michna puis la Guemara examinent enfin les coépouses mineures ou chereshot, la possibilité ou non de ḥalitza pour une chereshet, et la manière de résoudre le cas d’une ketana et d’une chereshet tombées au yibbum.
Les points à retenir
- Selon Shmuel, le rapport avec une femme épousée lorsqu’elle était mineure est présumé se situer dans le cadre du premier qiddushin, et non comme une nouvelle acquisition.
- L’affaire de Neresh reçoit deux lectures : soit le premier mari avait déjà eu un rapport après la majorité, soit les Sages ont invalidé le second qiddushin en raison de la conduite fautive du ravisseur.
- Quand deux yevamot ont un même statut rabbinique — deux mineures ou deux chereshot — l’acte fait avec l’une peut dispenser l’autre ; mais si leurs statuts diffèrent, l’une ne dispense pas sa rivale.
- La tentative d’admettre une ḥalitza de chereshet est finalement repoussée : la conclusion du daf va dans le sens qu’une chereshet ne fait pas ḥalitza valable.