Résumé public du daf
Daf 84Yebamot
Le daf s’ouvre par une remarque sur des animaux impropres à la qédoucha de substitution, d’où la Guemara déduit que, pour Rabbi Eliézer, l’androgynos n’est pas un « mâle » complet. Une barayta rapporte ensuite le souvenir de Rabbi Yehouda HaNassi chez Rabbi Elazar ben Chammoua. La michna classe alors les femmes en quatre groupes selon qu’elles sont permises ou interdites au mari et au yavam, avec des exemples tirés de la kehouna, du statut de ḥalal et de mamzer, puis traite des sheniyot, qui entraînent des conséquences matrimoniales particulières. La Guemara explique pourquoi la michna parle d’un kohen ayant « épousé » une veuve, en fonction des cas voisins et du statut de ḥalala créé par la bi’a. Elle discute ensuite des exemples omis, notamment à propos des Égyptiens convertis, avant de revenir à l’enseignement de Rav sur la fille de kohen et au fondement scripturaire de l’extension des interdits aux femmes.
Les points à retenir
- La michna distingue quatre configurations : femme permise au mari mais interdite au yavam, permise au yavam mais interdite au mari, interdite aux deux, ou permise aux deux.
- Dans plusieurs cas, la différence entre qiddouchin et nissouin est décisive, car seule la consommation du mariage peut produire le statut de ḥalala.
- La discussion sur les exemples égyptiens mène à la conclusion méthodologique que le tanna a enseigné certains cas tout en en omettant d’autres.
- La fin du daf examine si une bat kohen peut épouser un ḥalal et précise comment les versets étendent certains interdits, même non universels, aux femmes comme aux hommes.