Résumé public du daf
Daf 110Zevakhim
Le daf poursuit l’étude du sacrifice offert à l’extérieur. Il examine d’abord si la désignation par keli peut fixer une quantité entière, puis Rava compare l’encens et les libations de vin pour préciser quand une quantité partielle reste encore « apte » et rend passible. La Guemara discute ensuite d’un cas de ḥisaron : si une offrande a été diminuée une fois sortie de la cour, cela compte-t-il comme un manque exonérant ? Les preuves tentées depuis la michna sont repoussées. Vient ensuite le cas de la viande et des eimourim offerts ensemble dehors, avec trois explications de la responsabilité. Le daf traite aussi de la minḥa : qemitsa remise dans les shirayim, rapport entre qometz et levona, puis les deux bazikhin du leḥem hapanim. Sur 110b, la michna statue sur une aspersion partielle du sang, puis sur le nisoukh hamayim de Soukkot, relié soit à Rabbi Aqiva, soit à une halakha le-Moshe mi-Sinai.
Les points à retenir
- Pour les libations, une portion retirée d’un ensemble plus grand peut encore rendre passible si elle correspond exactement à la mesure valable d’un autre korban ; en dessous de la plus petite mesure apte, on est exempt.
- La question de savoir si un manque survenu après la sortie de la cour compte comme ḥisaron n’est pas tranchée par les preuves proposées, car chaque texte peut être relu comme parlant d’un manque survenu à l’intérieur.
- Dans la minḥa, le qometz remis dans les shirayim n’est pas annulé par la majorité ; la Guemara l’apprend par un rapprochement entre deux versets parlant de « brûler ».
- Rabbi Elazar admet qu’une aspersion unique de sang peut rendre passible à l’extérieur ; pour l’eau de Soukkot, la source discutée conduit à distinguer le nisoukh hamayim du nisoukh hayayin.