Résumé public du daf
Daf 111Zevakhim
Le daf ouvre sur la responsabilité pour des nesakhim versés hors de l’Azara sans qiddoush préalable dans un kli sharet. Ravina fait dépendre la discussion du rapport entre vin et eau, tandis que d’autres l’attachent soit au surplus des récipients de mesure, soit à la question de savoir si les nesakhim existaient sur les bamot. Deux lectures du verset « quand vous viendrez dans le pays de vos demeures » opposent alors Rabbi Yishmaël et Rabbi Aqiva sur les nesakhim du désert et des bamot. La suite traite des shirayim ha-dam : une objection contre Rabbi Yoḥanan mène à distinguer entre sang des applications sur l’autel intérieur et sur l’autel extérieur. Enfin, la mishna examine les oiseaux, puis Rabbi Shim‘on, avant de passer au ḥatat dont le sang est reçu dans une ou deux coupes, avec un parallèle au cas d’une bête perdue puis retrouvée.
Les points à retenir
- La responsabilité pour verser des nesakhim dehors dépend, selon les avis, soit du statut du kli sharet, soit de la possibilité d’apprendre le mayim du yayin, soit encore du précédent des bamot.
- Rabbi Yishmaël et Rabbi Aqiva lisent différemment le verset de Bamidbar 15: l’un parle de l’autel public et suppose l’absence de nesakhim au désert, l’autre des bamot et suppose leur présence au désert.
- Pour les shirayim ha-dam, la sougya finit par distinguer entre le reste du sang lié à l’autel intérieur et celui de l’autel extérieur afin d’accorder mishna et baraita.
- Dans les cas d’oiseaux et de sang en une ou deux coupes, le daf mesure la responsabilité d’après une idée centrale : l’acte extérieur n’est punissable que si l’objet restait apte à un service valable à l’intérieur.