Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 36Zevakhim

La fin de la michna énumère des pensées fautives qui, malgré leur gravité, ne disqualifient pas le sacrifice: elles ne relèvent pas du cadre classique de ḥoutz lizmano ou ḥoutz limkomo, sauf les cas particuliers de Pessaḥ et de ḥatat offerts shelo lishman. La guemara cherche ensuite la source de Rabbi Yehouda, qui invalide aussi l’intention de laisser le sacrifice jusqu’au lendemain; elle propose un verset redondant sur notar, puis montre que son avis repose aussi sur une logique assimilant la pensée à l’acte, tout en la limitant aux cas où l’acte invaliderait réellement. Plusieurs distinctions sont examinées: mélange des sangs, placements au-dessus ou au-dessous du ḥout hasikra, entrée du sang à l’intérieur et notion de « lieu à triple fonction ». Sur 36b, l’idée qu’une pensée de notar puisse encore mener ensuite à du piggoul est finalement réfutée. Le daf s’achève avec la michna sur le minimum d’aspersions requis sur l’autel extérieur et intérieur.

Limites des pensées disqualifiantes dans les korbanotRapport entre notar, piggoul et ḥoutz limkomoPortée de l’avis de Rabbi YehoudaRôle décisif ou non des différentes aspersions du sang

Les points à retenir

  • Selon la michna, une pensée n’invalide pas en général sauf si elle vise la consommation ou la combustion hors du temps ou hors du lieu fixés; Pessaḥ et ḥatat ont en plus la règle de shelo lishman.
  • Rabbi Yehouda est discuté à propos d’une pensée de notar: la guemara explore à la fois un appui scripturaire et une logique qui rapproche l’intention de l’acte effectif.
  • Toutes les pensées fautives ne se valent pas: si l’acte envisagé n’invaliderait pas lui-même le sacrifice, ou si le lieu n’a pas la fonction requise, Rabbi Yehouda n’étend pas forcément l’invalidation.
  • Pour les sacrifices de l’autel extérieur, une partie des aspersions n’est pas indispensable a posteriori; pour l’autel intérieur, manquer une seule aspersion est comme n’avoir pas obtenu l’expiation.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.