Résumé public du daf
Daf 42Zevakhim
Le daf examine d’abord une baraita sur les sangs offerts à l’intérieur — Qodech ha-Qodachim, Parokhet et autel intérieur — où Rabbi Meïr considère l’offrande comme piggul même si l’intention invalide n’a visé qu’une série d’aspersions, alors que les Ḥakhamim exigent l’ensemble du matir. La Guemara teste alors plusieurs lectures : celle de Rabbi Shimon ben Laqich, puis les reconstructions de Rav Yitzḥak bar Avin, Rava et Rav Ashi, certaines restant difficiles. Elle demande ensuite comment il peut y avoir piggul passible de karet si une aspersion intérieure invalide tout le rite ; Rabba répond par un cas de plusieurs taureaux et boucs, Rava même avec un seul de chaque. Le daf clarifie ensuite pourquoi on compte 43, 47 ou 48 aspersions selon le mélange des sangs et le statut du versement final, puis apporte une objection depuis la minḥa contre Rabbi Shimon ben Laqich. La michna finale énumère enfin des éléments exclus du karet de piggul.
Les points à retenir
- Pour Rabbi Meïr, une intention de piggul formulée dans une des séries d’aspersions intérieures peut suffire ; pour les Ḥakhamim, il faut l’« ensemble du facteur permissif » (matir entier).
- La Guemara propose plusieurs manières de comprendre la baraita : intention au moment de la sheḥita après déversement du sang, continuité d’une première intention pendant un silence, ou répétition d’une intention sur plusieurs séries ; certaines lectures sont repoussées ou restent difficiles.
- Le problème central est conceptuel : si toutes les aspersions intérieures sont indispensables, comment l’offrande devient-elle piggul ? Rabba répond par des remplacements successifs après déversement du sang ; Rava soutient qu’une aspersion invalide peut malgré tout compter pour le statut de piggul.
- Le nombre total d’aspersions du sang de Yom Kippour varie selon deux débats : mélange ou non des sangs du taureau et du bouc avant les applications sur l’autel intérieur, et caractère indispensable ou non du versement des restes de sang sur la base de l’autel extérieur.