Résumé public du daf
Daf 78Zevakhim
Le daf poursuit les règles des mélanges de sang sacrificiel. La michna enseigne que, selon Rabbi Yehouda, « du sang n’annule pas du sang », mais qu’un mélange avec du sang impropre ou avec le dam hatamtsit est versé à l’égout du Temple; Rabbi Eliezer valide ce dernier cas, et a posteriori l’offrande reste valable. La guemara distingue ensuite entre de l’eau tombée dans le sang, qui peut laisser un mélange valide s’il garde l’apparence du sang, et du sang tombé dans l’eau, où chaque goutte s’annule. Rav Pappa limite cette logique: pour kisouy hadam, il n’y a pas de rejet définitif des mitzvot. Puis Rech Lakich analyse un mélange de piggoul, notar et viande impure, d’où la guemara déduit des principes sur bitoul, goût et hatra’at safek. Enfin, le daf oppose majorité, goût et apparence à propos de ḥalla, matsa et immersion au mikvé, jusqu’à une difficulté qu’Abayé commence à résoudre.
Les points à retenir
- Le daf distingue plusieurs critères de statut d’un mélange: majorité, goût et apparence, selon le domaine traité.
- Pour le sang sacrificiel, l’ordre du mélange compte: eau dans sang n’est pas équivalent à sang dans eau.
- Rav Pappa affirme que la logique d’annulation n’est pas identique pour les mitzvot, notamment pour kisouy hadam.
- La discussion sur piggoul, notar et viande impure sert de base à trois déductions: annulation entre interdits, portée du goût, et validité d’une hatra’a incertaine.